THEORIE DES EQUATIONS MODULAIRES. 89
29 octobre 1867) les ^nonces de plusieurs beaux tlieoremes de
cette nature; ceux que je vais etablir dans cette Note et qui, si je
ne me trompe, tiennent a d'autres principes, contribueront, je
pense, avec les propositions dues a cet illustre ge"ometre, a jeter
un nouveau jour sur une des plus importantes theories de 1'Arith-
me*lique, en la raltachant par de nouveaux liens a 1'Algebre et a
1'Analyse transcendante.

I.
Soit n un iiombre premier et B(<-», it) = o I'dquation. modu-
laire de degre n -+- 1 ; en faisant, pour abre"ger, e= ( — )> on
\ /l I
trouve tres aisemeiit que le produit des Carre's des differences des

racines p, prises deux a deux, et que je ddsignerai par D, a la
forme suivante :

D = ««-t-t(i — zt8)«+e(ao_|_a,M8_H a2t//io_Ht.,_h av?t8v)5
le polynome «oH- a\u* -\- ••• e"tant r^ciproque, c'est-a-dire que
aI-=av_j-, et no contenarit ni le facteur u, ni le facteur i — «8;
quant au nombre v, il a pour valeur

Gela pose, je vais en premier lieu etablir que 13 est un cam: par-
fait. Je me fonderai pour cela sur la relation importante donne'e
par Jacobi, entre le rauUipUcateui* M, le module propose et le

module transforme, savoir
... i X(i —X2) dk
M2 = — • —----------;—- • .- •
n K(\ k2) a A
En posant

«[6__e/; v f^ = ^r
dv
' c/u '
de sorte qu'on ait, en vertu de liquation modulaire.
du 0(p, u)
dv ~ 3 (P, w)'