SUR
LI THEORIE DES EQUATIONS MODULAIRES.
C. R., t. XLVIIF, i85g (I), p. 940-1079-1096;
t. XLIX, i85g (II), p. 16-110-141.

On connatt toule 1'importance dans la theorie des Equations
algcbriques de celte i'onction des coefficients a laquelle a ete
clonne le nom de discriminant, et qui represente le produit syme-
trique des Carre's des differences des racines. Aoissi les ge"ometres.
onl-ils recherche, surtout dans ces derniers temps, les me'lhodcs-
les plus propres a en abreger le calcul. Mais, dans les applications
a tine equation donn.ee, ces methodes generates sont le plus sou-
vent impraticables en raison des operations laboriexises qu'elles
exigent. C'est cette difficulte qui m'a iongtemps arre"te" pptir for-
mer la re'duite du onzieme degre de liquation modulaire du dow,r-
zieine, la fonction des racines que j'ai employee pour effectuer
1'abaissement conduisant dans les trois cas du sixieme, du hui-
tieme et du douzieme degre a calculerle discriminant de ces equa-
tions. J'ai done essa}re d'etudier en general le discriminant des.
equations modulaires, en prenant pour point de depart les ex-
pressions des racines sous forme transcendante, dans 1'espe'rance-
d'arriver a un calcul qui put ^tre eflfectue an moins dans le cas-
que j'avais en vue. V\ suis efFectivement parvenu, et j'ai vu en
meme temps celte recherche conduire, par tine voie aussi simple-
que naturelle, a d'importantes notions arithmetiques et a des pro-
positions qu'on ne trouvera pas, j'espere, sans inter^t, sur les.
sommes de nombres de classes de formes quadratiques, dont les
determinants suivent unc certaine loi. M. Kronecker a d6jadonn6
dans les Comptes rendus de VAcademic de Berlin (stance du